Communiqué du Comité Confédéral National

Communiqué du Comité Confédéral National
mardi 3 novembre 2009
La commission des candidatures a présenté au Comité Confédéral National du 3 novembre 2009 la liste de 54 noms en vue de constituer la prochaine direction confédérale.
Cette liste qui peut encore faire l'objet de quelques ajustements, sera soumise au vote du Ccn durant le Congrès afin d'être présentée au vote des syndicats lors du 49e Congrès à Nantes.
C'est à partir des 103 candidatures mises à disposition par les organisations et validées par le Ccn du 25 aout et des critères de parité femmes/hommes, rajeunissement, renouvellement, diversités... que la commission des candidatures a travaillé. Cette liste est composée de 27 femmes et 27 hommes. 26 salariés viennent du privé et 28 du public. La moyenne d'âge est de 44 ans et demi et 26 % de ces candidats ont moins de 40 ans, 27 sont nouveaux.
Les membres du Ccn ont débattu sur ces propositions qui ont fait l'objet d'un large accord. Des organisations ont néanmoins souhaité que les choix opérés sur les candidatures qu'elles présentaient et non retenues, leur soient explicités.
Bernard Thibault a été chargé de travailler à la construction du prochain bureau confédéral qui pourrait être réduit à 8 membres à parité, en intégrant dans celui-ci les 2 membres de la commission exécutive chargés hebdomadairement de la permanence confédérale.
Il a par ailleurs proposé qu'un bilan d'étape portant sur le fonctionnement des instances de la direction confédérale soit à mi mandat. Ce qui a été acté par le Ccn.
Montreuil, le 3 novembre 2009

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 17:51

La CGT relance la bataille de la retraite et de la pénibilité

Rassemblement hier à La Plaine-Saint-Denis de 2 000 salariés du bâtiment pour le droit au départ anticipé pour travaux pénibles. Bernard Thibault met en garde contre le risque de laisser noyer le sujet dans le «rendez-vous» de 2010.

Alors que les suicides à France Télécom défraient la chronique, un autre drame, quasi invisible dans les médias, illustre l'état des conditions de travail en France. «Dans le BTP, entre 1997 et 2007, 1 828 salariés ont perdu la vie sur les chantiers. Soit en moyenne 182 morts par an. Chaque jour travaillé, un salarié perd sa vie en essayant de la gagner », rappelait hier Éric Aubin, secrétaire de la fédération CGT du secteur, lors d'un meeting qui a rassemblé 2 000 personnes à La Plaine-Saint-Denis. Au-delà des morts, le BTP se distingue en affichant un taux de fréquence et un indice de gravité des accidents du travail deux fois plus élevés que la moyenne de l'ensemble des branches.
L'avertissement de Bernard Thibault
Rien d'étonnant, dès lors, si les travailleurs du bâtiment sont, de longue date, à la pointe du combat pour le droit à la retraite anticipée pour travaux pénibles. Un nouveau droit qui, en attendant une amélioration sensible des conditions de travail, apporterait «réparation» à l'ensemble des ouvriers usés prématurément par le labeur, dont l'espérance de vie est inférieure en moyenne de six ans à celle des cadres. À l'heure où la crise frappe sévèrement le BTP, les fédérations patronales annonçant des dizaines de milliers de suppressions d'emplois du fait de la baisse de la construction de logements, cette mesure de justice permettrait en outre à la branche de traverser l'épreuve en évitant de licencier. Et, ajoute Éric Aubin, en modifiant l'image de la profession, si mauvaise qu'un jeune sur deux formés aux métiers du BTP la quitte deux ans après y être entré.
Si la CGT a décidé de relancer la bataille, un an après l'échec, provoqué par le Medef, des négociations interprofessionnelles syndicats-patronat, c'est qu'elle redoute qu'il fasse à nouveau l'objet d'une entourloupe. Nicolas Sarkozy a annoncé un «rendez-vous » en 2010 sur la retraite où « tout » serait mis sur la table, durée de cotisation, âge légal de départ et pénibilité. Le patronat risque de mettre à profit ce «rendez-vous » pour « noyer le sujet dans la problématique générale de la retraite », en faire « une monnaie d'échange », avertit Bernard Thibault, qui participait au meeting d'hier. Le Medef chercherait à « s'exonérer de sa responsabilité » en « faisant jouer la solidarité entre salariés » pour financer un dispositif sur la pénibilité. La CGT réclame donc que la question soit « traitée avant le rendez-vous 2010».

Yves Housson

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 15:25

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 09:48

De Conti à Molex : des primes très exceptionnelles

De Conti à Molex : des primes très exceptionnelles
Les conflits sociaux médiatisés se sont ­ pour la plupart ­ soldés par le paiement de primes de licenciement exceptionnelles. Tour d'horizon.
Continental.Ils voulaient garder leur emploi, mais les 1 120 Conti de Clairoix (Oise) obtiennent finalement une indemnité de 50 000 ¤ net par personne. Une prime qui vient s'ajouter à leurs indemnités légales de licenciement.
New Fabris .Après l'annonce de la liquidation judiciaire de leur entreprise, les 366 salariés de l'équipementier automobile de Châtellerault (Vienne) menacent de faire sauter leur usine. Ils toucheront 12 000 ¤. Ils réclamaient pratiquement le triple.
Nortel. Les 467 salariés licenciés de ce groupe de télécommunication vont recevoir un chèque de 9 000 ¤par personne. Un intéressement aux ventes des produits Nortel de l'ordre de 20 000 ¤ par salarié leur sera versé plus tard. Les Nortel s'étaient fait connaître en menaçant de faire sauter le site de Châteaufort (Yvelines).
Molex.Les 283 salariés du site de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) sont les moins bien lotis. Malgré leurs onze mois de bataille, ils ne recevront qu'une prime d'environ un mois de salaire par année d'ancienneté et le paiement de leurs jours de grève de juillet et d'août.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 06:23

Trente mille manifestants pour défendre l'industrie

Á l'appel de la CGT, des salariés de très nombreuses entreprises, venus de toute la France, ont exprimé un puissant refus de payer l'addition de la crise et leur volonté de défendre l'avenir de l'industrie. Un avertissement à la veille des États généraux de l'industrie annoncés par Sarkozy.

Le pari n'avait rien d'évident: mobiliser 20000 personnes «pour que la France reste une nation industrielle», qu'elle garde ses emplois, ses savoir-faire, et pour que les pouvoirs publics et les directions d'entreprise changent leurs politiques en conséquence. Á midi, sur une place Denfert-Rochereau qui se remplissait à vue d'½il, la CGT pouvait annoncer que l'objectif était tenu, et même dépassé, avec quelque 30000 manifestants (13000 selon la police). Automobile, chimie, céramique, transports, énergie... ils étaient venus de tout l'Hexagone, représentant une grande variété de branches de l'industrie, afin de témoigner des nombreuses luttes en cours pour stopper l'hémorragie de suppressions d'emplois (¨ 20000 par mois) subie par ce secteur stratégique de l'économie française.

«La meilleure qualité de production au monde!»
Derrière des banderoles proclamant «Stoppons les délocalisations», «Luttons pour le plein-emploi», des salariés de grands groupes, fleurons de l'industrie, comme Arcelor, Pechiney, Airbus, Bosch, Legrand, EDG, Ford ou General Motors, mais aussi un chapelet de PME, durement touchées par la vague de destruction d'emplois. Á l'image de Legré-Mante, «seule usine en France à fabriquer de l'acide tartrique», à Marseille, dont la direction a licencié les 48 salariés cet été. «On avait la meilleure qualité de production au monde!» lance Martial, venu avec plusieurs de ses camarades, aux côtés notamment des métallos de la Réparation navale, à bord d'un TGV spécialement affrété pour les Marseillais. Mais, explique le syndicaliste, le groupe Margnat, détenteur de l'entreprise, préfère réaliser une opération financière en vendant les terrains de l'usine plutôt que de poursuivre l'activité. Loin de baisser les bras, les «Legré-Mante» occupent leur usine et, avec le soutien de la population, des élus de gauche, de la CGT, ils multiplient les actions pour obtenir du préfet la réunion d'une table ronde afin d'examiner un projet de reprise. Á leur image, le défilé, coloré d'une forêt de drapeaux rouges et bruyant en diable, était tout entier emprunt d'une tonalité très combative.

Valeur d'avertissement
«Ils parlent de la crise, mais ils veulent surtout diminuer leurs problèmes de trésorerie et satisfaire leurs actionnaires.» Comme beaucoup, Bernard et Richard, élus au CE de Renault Trucks (camions), venus avec 150 de leurs camarades, refusent de prendre pour argent comptant les «explications» de leur direction censées justifier l'abandon de 2500 intérimaires, les 140 jours de chômage technique prévus en 2009 et, maintenant, un «plan de dispense d'activité» pour les seniors de cinquante, cinquante et un et cinquante-deux ans. Eux n'ont pas oublié les 200millions d'euros provisionnés pour les actionnaires. Lucides aussi, et très remontés, les salariés de Nexans (câbles), frappés par un plan de 387 suppressions d'emplois, alors que leur entreprise a reçu des dizaines de millions d'euros de fonds publics du FSI: hier, avant de rallier la manif parisienne, ils ont fait le détour par le siège du groupe, à Clichy, où ils ont laissé s'exprimer leur colère, brisant quelques vitres, à l'appui de leur revendication d'une prime de licenciement à la hauteur du préjudice subi.
Refus déterminé, donc, de «payer la crise», mais aussi, très souvent, une non moins ferme volonté de contester les choix économiques des directions d'entreprise, de rechercher et défendre des solutions alternatives à la destruction d'outils et d'emplois. En Saône-et-Loire, où les plans sociaux tombent chez Michelin, Manitowoc, Alia, «la CGT riposte à chaque fois en avançant des propositions industrielles et en mettant la pression sur le préfet pour qu'elles soient prises en compte», explique Jean-Pierre Gabriel.
Á la veille des États généraux de l'industrie (EGI), annoncés par Nicolas Sarkozy, la manifestation d'hier a valeur d'avertissement. Demandeuse de ces EGI, la CGT n'acceptera qu'ils se réduisent à «une opération de communication», ni qu'ils débouchent sur «de nouveaux cadeaux aux entreprises», déclarait, sous les applaudissements des manifestants (et les sifflets de quelques «Conti»), Bernard Thibault, invitant le gouvernement à «écouter enfin ce qu'ont à dire les salariés et leurs syndicats sur la politique industrielle».
Yves Housson

# Posté le samedi 24 octobre 2009 10:22

Modifié le lundi 26 octobre 2009 09:13

Pour avoir enfin une politique industrielle

Pour avoir enfin une politique industrielle
La CGT appelle à la mobilisation et fait cinq propositions
Il y a des raisons d'être inquiets de l'avenir de l'industrie en France. Plus de 20 000 emplois sont détruits tous les mois dans ce secteur sans compter l'effondrement de l'emploi intérimaire. La crise a accéléré le processus de désindustrialisation qui était en cours depuis 2 décennies. La CGT s'est trouvée souvent seule pendant cette période à défendre emplois et activités.
Le discours a brutalement changé avec la crise. Plus personne ne pense qu'un pays moderne puisse se passer d'un socle industriel solide. Le Gouvernement a décidé de lancer « Les Etats Généraux de l'Industrie », reprenant ainsi une exigence posée de longue date par la Cgt. S'agit-il d'un nouveau coup de communication ou bien la manifestation d'une volonté de s'attaquer à une question économique et sociale stratégique ? C'est à l'issue du processus que l'on pourra juger des intentions.
Les salariés en ont assez d'être les victimes expiatoires que l'on sacrifie dès que les choses vont mal. Ils le disent avec colère parfois. Non sans raisons. Depuis 25 ans, on leur oppose l'argument du coût de la main-d'½uvre que tout un chacun sait erroné : l'Allemagne a su préserver sa base industrielle avec des salaires plus élevés ! Il faut donc sortir du débat tronqué sur le coût du travail.
Pendant 20 ans la France a perdu toute vision industrielle. Nous en payons le coût aujourd'hui. La Cgt met en avant 5 priorités constituant les bases d'une politique industrielle cohérente.
La clé de l'avenir de l'industrie, ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent ou qui viendront y travailler. C'est pourquoi il faut refuser les licenciements tant qu'il n'y a pas de possibilités concrètes de reclassement. Nous proposons la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle. Elle peut être mise en ½uvre immédiatement dans les bassins industriels, alliée avec un plan de formation et de qualification sans précédent.
Le monde industriel nouveau ne peut naître que d'une stratégie d'innovation. Les entreprises françaises sont en retard et ne consacrent qu'une part limitée de leurs ressources à la Recherche-Développement. On leur fait cadeau de 4,5 milliards d'euros au travers du crédit d'impôt-recherche qui est inefficace. Pourquoi ne pas consacrer ces sommes à des projets de développement d'activités et d'emplois nouveaux dans les fameuses « filières industrielles » ?
La question de l'énergie est décisive car elle irrigue l'ensemble des secteurs. Privatisations et mises en concurrence des entreprises énergétiques sont en train de faire grimper le prix des énergies réduisant l'avantage qu'avait la France, notamment en matière d'électricité. Nous proposons de créer un « pôle public de l'énergie » afin de remettre en cohérence l'action publique dans ce secteur.
La finance est bien sûr la question cruciale. L'industrie est incompatible avec les taux de rentabilité à 2 chiffres exigés par les marchés. Si les fonds privés font défaut, il faut organiser de nouveaux circuits de financement. Il ne s'agit pas de venir au secours des capitaux privés, mais de créer, à partir de la Caisse des Dépôts, d'OSEO, des fonds collectés par La Banque Postale ainsi que sur les livrets CODEVI, un pôle public de financement de l'économie et des besoins sociaux. Des dizaines de milliards d'euros sont aujourd'hui gaspillées dans de coûteuses politiques d'exonération de cotisations sociales au profit des actionnaires. C'est intolérable. La Cgt demande un réexamen de tous ces dispositifs et une évaluation contradictoire.
Enfin, une véritable politique industrielle suppose plus de démocratie. Il faut bien sûr recréer les outils publics d'intervention. Mais il faut aussi donner des pouvoirs d'intervention aux salariés. La Cgt réclame la création de comités interentreprises, l'inclusion de règles sociales dans les contrats de sous-traitance, la présence d'administrateurs salariés aux conseils d'administration des firmes, le développement d'un dialogue social territorial... On ne peut pas se cantonner aux fatidiques « plans sociaux » pour discuter !
L'ouverture des Etats Généraux de l'Industrie, jeudi dernier, par Christian Estrosi, laisse quelque peu perplexe.
Ainsi, deux mesures phares que la presse a retenues sont 2 nouvelles propositions de cadeaux aux entreprises : un crédit d'impôt innovation et une prime à la relocalisation. On est loin de la rupture attendue.
Il faut remettre tout cela sur la table et écouter ce que les organisations syndicales ont à dire sur la politique industrielle.
Les salariés de plusieurs branches (métallurgie, chimie, verre-céramique, textile, agroalimentaire...) diront le 22 à la manifestation parisienne leur exigence d'une politique industrielle cohérente. Nous porterons critiques et propositions dans les réunions régionales et nationales des Etats Généraux.
L'heure est bien à la mobilisation sur tous les fronts, à partir de ce que vivent les salariés.


Par Bernard THIBAULT, Secrétaire général de la CGT

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 04:17

Face aux polémiques, Sarkozy ne cède rien

Le chef de l'Etat justifie, dans une interview au « Figaro », la carrière éclair de son fils Jean et défend Frédéric Mitterrand. Désireux de tourner la page, il a fait, hier, un déplacement surprise à Gandrange, où il a annoncé la signature d'un contrat de 300 millions d'euros entre Réseau Ferré de France (RFF) et le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus.

Une image chasse l'autre. C'est en s'accrochant à cette conviction, maintes fois répétée par ses proches, que Nicolas Sarkozy a fait hier un déplacement surprise à la mairie de Gandrange. Si le chef de l'Etat n'a pas pu remplir l'engagement pris début 2008 de maintenir l'aciérie en activité dans cette ville de Moselle, au moins a-t-il voulu montrer qu'il se préoccupe de la France qui souffre. Avec un double objectif : contrer le sentiment de cooptation familial laissé par la probable élection de son fils Jean à la tête de l'Epad qui gère le quartier de la Défense et tenter de reprendre la main en cette rentrée politique marquée par une multiplication de polémiques propres à déstabiliser l'électorat de droite.

A Gandrange, Nicolas Sarkozy a annoncé un contrat de 300 millions d'euros lors d'une rencontre a laquelle participaient des réprésentants syndicaux et des élus. Pour compléter la contre-offensive, il donne ce matin une longue interview au « Figaro » avec pour principal message, la poursuite des réformes. « Je ne céderai pas », insiste-t-il. Et de fait, le chef de l'Etat ne lâche rien. Tout juste exprime-t-il de manière alambiquée sa « réticence » sur la cagnotte contre l'absentéisme scolaire. Et il concède une seule erreur à propos de ses interventions publiques sur le procès Clearstream : « Le mieux à faire (...) est de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de la faire dès le début. »

Nicolas Sarkozy justifie la carrière éclair de son fils qui « travaille énormément ». « Y a-t-il un âge pour être compétent ? », s'interroge-t-il, avant d'ajouter : « La présidence de l'Epad est un poste non rémunéré ; il ne s'agit donc pas d'une prébende. C'est une élection ; il ne s'agit donc pas de népotisme ». Hier matin, lors d'un petit déjeuner des dirigeants de la majorité exceptionnellement long, il n'avait pas hésiter à récuser toute interférence en lançant : « Lequel d'entre vous pousserait son fils à faire ce métier ? »,a-t-il lancé. Il avait aussi défendu Frédéric Mitterrand : « Honte au PS ! » « Je me demande où sont passées les valeurs humanistes de ce grand parti républicain », explicite-t-il dans son interview.

« Difficile mais nécessaire »
Le chef de l'Etat reconnaît à demi-mot traverser une zone de turbulences, mais pour la relativiser immédiatement : « Le front social est apaisé malgré une crise sans précédent. » Il rappelle surtout les difficultés de ses « prédécesseurs », après deux ans de mandats : le tournant de la rigueur pour François Mitterrand en 1983, la « désastreuse dissolution » de 1997, puis les régionales perdues de 2004 pour Jacques Chirac. Reprenant une expression de ce dernier, il assure vouloir « faire de [son] mandat cinq années utiles pour la France ». Pas question de revenir sur le bouclier fiscal, comme l'a suggéré, entre autres, le président UMP de la commission des Lois de l'Assemblée, Jean-Luc Warsmann . Ni de renoncer à la « difficile mais nécessaire » suppression de la part investissement de la taxe professionnelle contestée par les élus de la majorité. Afin de rassurer ces derniers, il a concédé, le matin, la création d'un comité parlementaire chargé d'évaluer a posteriori cette réforme. Mardi, il se rendra en Haute-Marne pour prononcer un discours sur les collectivités territoriales. Avant une prise de parole « d'ici à la fin du mois » sur la ruralité.

« Plus il y a de polémiques, plus on doit continuer à travailler sur le fond », explique-t-on à l'Elysée, où l'on est bien décidé à favoriser le « zapping » médiatique. Les proches du président veulent croire que la controverse sur l'avenir de Jean Sarkozy s'arrêtera aussi vite que celle sur le passé de Frédéric Mitterrand. « Cela fait long feu à chaque fois », assure-t-on en voulant croire qu'il ne s'agit que d'« écume ».

Douillet sous pression
Est-ce si sûr ? Les opposants de tous bords portent le fer là où cela fait mal quand ils pointent, tel l'ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan, ces valeurs de la campagne présidentielle - « le mérite, le travail » - « battues en brèche dans l'exercice du pouvoir ».Après les sénateurs Gérard Longuet et Gérard Larcher, c'est le député UMP Louis Giscard d'Estaing qui a souhaité que Jean Sarkozy attende avant de briguer la présidence de l'Epad : « Il vaut mieux qu'il prenne le temps d'un certain nombre d'étapes intermédiaires », a-t-il déclaré hier sur RTL, estimant qu'un report de l'arrivée du fils cadet du président à la tête de l'établissement serait « respecté ».

A l'Elysée comme à l'UMP, on observera à la loupe les résultats du second tour de la législative partielle de Rambouillet dimanche. « Les élections partielles sont traditionnellement mauvaises pour le gouvernement en place, nous en avons gagné l'immense majorité », souligne Nicolas Sarkozy dans « Le Figaro », mettant, au passage le candidat UMP David Douillet sous pression. La performance de l'ex-judoka donnera une première indication à cinq mois des élections régionales.

Réforme des retraites : « décisions fin 2010 »Le calendrier de la réforme des retraites s'allonge. « Nous ouvrirons le débat sans aucun tabou (...). Il sera lancé en 2010 et nous prendrons les décisions à la fin 2010 », indique Nicolas Sarkozy, sachant que le budget de la Sécurité sociale est présenté chaque année en septembre. Initialement, l'exécutif avait évoqué des discussions relativement rapides, entre avril et juin . Puis, le ministre des Affaires sociales, Xavier Darcos, a estimé que les choses devraient « bouger » d'ici à l'automne 2010 . François Chérèque (CFDT), qui prône un « Grenelle des retraites », veut de son côté « discuter sur une réforme globale pendant au moins un an ». « Je n'éluderai pas mes responsabilités. Je garantirai la pérennité de notre modèle social », ajoute Nicolas Sarkozy.

ELSA FREYSSENET ET PIERRE-ALAIN FURBURY

# Posté le samedi 17 octobre 2009 17:14

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 03:13

Fiscalisation des accidents du travail : vers un avis critique du CESE

Fiscalisation des accidents du travail : vers un avis critique du CESE
C'est un avis très attendu que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) va rendre cette semaine. L'assemblée consultative a été saisie en urgence fin septembre par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), pour se prononcer sur le projet de fiscalisation des indemnités journalières versées aux victimes d'accidents du travail. Jean-François Copé, le patron des députés UMP, veut soumettre à l'impôt sur le revenu les indemnités versées au titre des arrêts de travail de moins de 29 jours pour accident du travail ou maladie professionnelle.

Cet amendement au projet de loi de Finances pour 2010 a reçu le soutien appuyé de Nicolas Sarkozy et de plusieurs ministres. Il suscite néanmoins des réticences dans la majorité, à commencer par celle de Bernard Accoyer, qui se dit « mal à l'aise » vis-à-vis de cette mesure. Le président de l'Assemblée a mis en pratique la réforme constitutionnelle qui l'autorise à saisir le CESE. Et lui a demandé de faire vite, afin que l'avis soit disponible avant le débat parlementaire sur le budget qui démarre la semaine prochaine. C'est donc le bureau qui se prononcera, et non le Conseil en session plénière comme c'est le cas habituellement. L'avis va s'appuyer sur les positions des 18 groupes représentant les principales activités économiques et sociales « J'ai consulté tous les groupes pour préparer notre réponse,explique Jacques Dermagne, président du Conseil. On va essayer de faire la synthèse. »

Large hostilité
Une grande majorité des groupes, contactés par « Les Echos », s'affirment hostiles à la fiscalisation : c'est le cas de tous les syndicats de salariés, mais aussi du Medef ou encore des associations familiales regroupées au sein de l'Unaf et du groupe des associations. D'autres, comme les mutuelles, ne se sont pas officiellement prononcés, mais leur avis sera également négatif. Restent les personnalités qualifiées, les artisans représentés par l'UPA ou encore la CGPME, dont l'avis devrait être plus nuancé - mais elles n'ont rien annoncé jusqu'à présent.

L'avis du CESE sera donc majoritairement hostile à la fiscalisation, ce qui confortera la position de Bernard Accoyer et d'autres « frondeurs » de l'UMP. Jean-François Copé a déjà préparé sa riposte : son amendement devrait être cosigné par tous les présidents UMP des commissions de l'Assemblée, ainsi que par Gilles Carrez, le rapporteur général du budget.

18 groupes doivent se prononcer Le bureau qui se réunit demain pour examiner le projet de fiscalisation des indemnités versées aux victimes d'accidents du travail est l'organe directeur du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ses membres représentent les 18 groupes qui siègent au Conseil : professions libérales, associations, syndicats de salariés (CGT, CFTC, FO, CGC, CFDT, Unsa), patronat (entreprises privées et artisanat), entreprises publiques, mutuelles, associations familiales, Français de l'étranger, agriculture, coopération, outre-Mer et personnalités qualifiées. Le bureau est présidé par Jacques Dermagne , qui est également président du CESE.

VINCENT COLLEN ET LEÏLA DE COMARMOND

# Posté le mardi 13 octobre 2009 18:26

Modifié le mardi 13 octobre 2009 19:30

Commerce . Auchan et Champion poursuivis pour non-respect du salaire minimum.

Commerce . Auchan et Champion poursuivis pour non-respect du salaire minimum.
Des smicards sous le Smic
Les magasins Auchan et Champion de Cergy-Pontoise et de Marines, dans le Val-d'Oise, étaient poursuivis hier par la CGT devant le tribunal de police de Cergy pour avoir payé des dizaines de salariés en dessous du salaire minimum. C'est illégal, bien sûr, mais les enseignes de la grande distribution ont longtemps utilisé une entourloupe pour contourner la règle : l'intégration des forfaits pause dans le salaire minimum.

Les syndicats ont organisé une riposte judiciaire de grande ampleur, et de nombreux magasins ont été forcés par les juges à rattraper les salaires tronqués. Certaines enseignes ont révisé leurs pratiques et exclu les pauses du calcul du Smic, mais il reste à solder le passif qui peut représenter des sommes importantes, le forfait pause s'élevant à près de 5 % de la rémunération.

« Au terme d'une enquête menée par l'inspection du travail à Cergy et à Marines, un procès-verbal a été dressé » en 2008 « à l'encontre de la société Auchan et de l'enseigne Champion » pour avoir payé « 44 salariés en dessous du Smic », indique la CGT du Val-d'Oise dans un communiqué. « Devant la gravité des délits, le parquet a décidé de poursuivre Auchan et Champion devant le tribunal de police » et la CGT a choisi de se « constituer partie civile pour combattre ce genre de délit qui porte gravement atteinte aux salariés ».

La CGT « veut rappeler à travers ce procès que le Smic représente pour les salariés la garantie du pouvoir d'achat et une participation au développement économique de la nation. La CGT veut réaffirmer que le Smic est la garantie d'un minimum social et qu'aucune rémunération effective ne peut être en dessous », poursuit le communiqué. Le syndicat avait invité les salariés à se rendre hier à l'audience.


Lucy Bateman

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 13:20

Une CGT à l'offensive

Une CGT à l’offensive
La CGT SCA France et à l'offensive dans les négociations engagées par la direction dans plusieurs domaines, comme l'accord en faveur des seniors, la réduction du temps de travail groupe,le plan d'épargne entreprise, la participation, ainsi que l'organisation du travail sur le site de LINSELLES.

Ce dernier point a été rejeté par la CGT, qui a fait savoir a la direction du site, que leurs prétentions du moins-disant dans l'organisation du travail ne sont pas acceptables , car la ficelle est trop grosse dans leurs argumentations concernant la réduction des couts au regard de la situation financière du groupe, qui n'est pas aussi désastreuse qu'on veut bien nous le faire croire.

On est responsable mais pas dupe sur les arrière-pensées de la direction qui veut nous imposer sa stratégie valeur avant volume pour satisfaire les actionnaires toujours aussi gourmands, alors que c'est l'inverse qu'il faut faire pour gagner des parts de marché et développer l'emploi dans le groupe.

Sur tous ces points de la négociation abordés par la direction afin de remettre en cause nos acquis, la CGT à imposer le maintien de ses acquis et obtenu l'ouverture des négociations sur la pénibilité au travail, en effet, la négociation concernant les salariés seniors passe impérativement par la reconnaissance de la pénibilité au travail afin de faire partir les salariés concernés en préretraite financée par SCA. et non pas, comme le gouvernement le demande, de maintenir les salariés seniors au travail et laisser les jeunes au chômage. Voilà une fausse bonne idée qui n'aura aucun effet positif sur l'amélioration de la pyramide des âges dans notre usine.

La CGT reste sceptique sur la volonté des employeurs de maintenir les salariés seniors au travail, car au regard des restructurations passées, les seniors ont été les premiers touchés par les licenciements, d'où notre revendication, d'une préretraite avant 60 ans financés par SCA ainsi que du travail partiel pour les 55 ans et plus sans perte de salaire.

Cette démarche revendicative offensive et la nôtre. Comme toujours, la CGT reste et demeure une force de proposition à la hauteur des attentes des salariés. Comme d'habitude il y a ceux qui agissent comme la CGT, et ceux qui s'agitent en voulant s'approprier les acquis des autres.

Nous rappelons à certains qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César car, sur les négociations a Linselles des jours de compensation 35h et du travail de nuit obtenus qui sont : 11 jours pour ceux travaillant en journée,2 jours par an en rapport au travail de nuit et 14 jours en compensation de la négociation tardive due a la direction et demandé par la CGT depuis longtemps, sans oublier la régularisation de la rémunération des caristes de production. Ces acquis, c'est la CGT qui les a revendiqués et obtenus afin de compléter ce qui a été négocier à l'usine du Theil par la CGT.

Cette mise au point étant faite, nous rappelons à tous les salariés que le 22 octobre, la CGT organise une manifestation à Paris pour la défense de l'industrie et de l'emploi en France, dans cette perspective la CGT SCA Linselles met à disposition un bus pour participer à cette manifestation, nous comptons sur votre participation afin de faire entendre nos revendications sur les investissements dans notre usine.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 08:01

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 07:30

LE BRAS DE FER ENTRE LA CGT ET LA MAIRIE SE DURCIT

LE BRAS DE FER ENTRE LA CGT ET LA MAIRIE SE DURCIT
Aprés une manifestation sous les fenétres du maire le 25 juin pour dénoncer " une entrave syndicale " la CGT à déposer une requéte contre la mairie au tribunal administratif.
LE DIFFERENT : le different entre les deux parties remonte a novembre 2008 , lors des élections qui désignent les menbres du comité technique paritaire ( CTP ) . La CGT remporte 73 voix . La FAFPT ( fédération autonome de la fonction territoriale ) nouvelle venue 63 voix , un résultat difficile pour la CGT .
LA REQUETE : Aprés l'appui de ses instances départementales , le représentant de la CGT à donc décidé de durcir le ton en juin , il dépose une requéte au tribunal administratif. Informé le mois dernier la mairie dispose d'un délai de 60 jours pour défendre ses intérés.
La CGT cherche t'elle a regagner les deux siéges du CTP emportés par la PAPPT ?
" Je refuse de passer le role de la béte noire , se défend O.mezrad ce que je veut c'est la transparence la plus totale dans la collectivitée "
LE PROTOCOLE : C'est fin juin qu'on avait laissé la CGT de linselles , sur les marches de l'hotel de ville le 25 juin une délégation avait bruyamment manifesté pour dénoncer " une entrave syndicale " la promesse d'un protocole d'accord avait été fait . Il devait étre discuté hier .
Mais entretemps la municipalité a reçu le courrier du tribunal administratif et ce protocole est aujourd'hui en suspent ..

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 07:38

Modifié le mardi 06 octobre 2009 09:14