Bernard Thibault : « Laisser à d'autres la résignation »

Bernard Thibault : « Laisser  à d'autres la résignation »
Le secrétaire général de la CGT, qui va être réélu pour un quatrième mandat, veut faire la démonstration que l'action syndicale est utile. Pour lui, il est normal que des points de vue différents s'expriment.

Nicolas Sarkozy fait de l'autosatisfaction à propos de sa gestion de la crise. Êtes-vous d'accord avec lui ?
Bernard Thibault. Il y a au moins quelqu'un qui est satisfait de la politique du président de la République, c'est Nicolas Sarkozy. Plus nous avançons, et plus il y a de mécontents. Sur le plan économique et social, sur le plan des réformes. Et le président de la République contribue à rendre le climat malsain avec le type de débats qu'il tente d'imposer, pour des raisons politiciennes mais aussi pour détourner l'attention sur cette politique économique et sociale qu'il conduit. Je ne partage pas l'idée qu'on serait dans la sortie de la crise. Aucun indicateur sérieux ne peut accréditer cette thèse, sauf que les affaires reprennent pour la finance. On nous parle de sortie de crise, mais il y a plusieurs millions de chômeurs supplémentaires en Europe depuis le déclenchement de la crise.

À la CGT, vous voulez valoriser des succès, des avancées ? Qu'est-ce que ça veut dire dans ce contexte ?
Bernard Thibault. À chaque fois qu'on peut faire reculer la pression qui s'exerce, depuis plus de vingt ans, sur tout ce que les employeurs et le chef de l'État appellent « le coût du travail », une augmentation de salaire, la conversion d'emplois précaires en emplois pérennes, contredire un plan de restructuration, la préservation d'un service public... il faut l'appréhender comme un succès, même si ça ne change pas profondément la marche du monde. Il faut faire la démonstration que l'action syndicale est utile et laisser à d'autres les messages de résignation.

Une enquête CSA de septembre montre un décrochage des syndicats, de la CGT aussi, dans la fonction publique. Vous payez votre volonté de rééquilibrer votre activité vers le privé ?
Bernard Thibault. Nos forces demeurent majoritairement dans le public. Nous ne voulons pas être moins forts dans le public, mais au moins aussi forts dans le privé. Fondamentalement, les fonctionnaires sont en crise d'identité face à la politique de démantèlement, et face au discours les assimilant à une charge pour la collectivité. Dès le rapport introductif au congrès, je ferai la suggestion d'une campagne syndicale sur la place et l'utilité des services publics dans le pays. C'est un enjeu de société. Des batailles se sont menées secteur par secteur. Il faut une convergence de ces luttes.

La stratégie d'action avec l'intersyndicale a montré ses limites. Vous allez y renoncer ou la relancer ?
Bernard Thibault. Je ne crois pas que ce soit la stratégie de l'intersyndicale qui ait montré ses limites. La dynamique créée au début de l'année 2009 s'est traduite par les mobilisations syndicales les plus élevées que toute l'Europe ait connues. Et c'est la dimension unitaire de ces initiatives qui explique en grande partie leur succès. Il faut mesurer l'évolution de l'état d'esprit des salariés au fil des mois. Les sentiments de colère, d'indignation, de refus de payer pour une crise dont on n'est pas responsable ont fait place à un certain scepticisme sur la possibilité de faire bouger les lignes. Cela renvoie à notre propre capacité à maintenir une mobilisation à un haut niveau dans la durée. Mais l'état de mobilisation ne se mesure pas exclusivement aux actions interprofessionnelles. Il faut regarder ce qui se passe au quotidien dans le pays, même si le journal de 20 heures n'en parle pas.

Lors du congrès de l'Unsa, François Chérèque et Alain Olive ont dessiné une vision commune du syndicalisme, avec une ligne de partage entre un « pôle réformiste » et un « pôle contestataire ». Partagez-vous cette vision ?
Bernard Thibault. C'est le schéma souhaité par le patronat et le gouvernement. Ils aimeraient des interlocuteurs syndicaux favorables au consensus. Avec les prud'homales, par exemple, ils ont constaté que ce qu'ils appellent « le syndicalisme contestataire » ne peut pas être éliminé du paysage. On essaye donc de forger un bloc qualifié de « réformiste » pour s'y opposer. Ce serait revenir à une sorte de guerre froide intersyndicale. Ce serait servir le patronat et le gouvernement que de leur offrir cette possibilité. Il faut que la CGT reste sur sa démarche unitaire...

Alors, en quelques mots, quelle est la démarche de la CGT, son orientation ?
Bernard Thibault. Il ne faut pas réviser ce qu'on a défini depuis plusieurs congrès : un syndicalisme qui sache contester, mobiliser, proposer et négocier. Il faut mobiliser parce que si les salariés ne se battent pas pour leurs intérêts et leur place dans la société, personne ne le fera pour eux. On attend aussi de nous d'être capables d'élaborer des propositions alternatives aux solutions du gouvernement et du patronat. Si on veut marquer à un moment donné une avancée en faveur des salariés, ça passe par la négociation. Et on ne choisit pas les interlocuteurs qui sont de l'autre côté de la table.

Vous étiez à l'université d'été de la CFDT. Vous organisez un colloque avec la FSU. On parle de bouleversement du paysage syndical. Que souhaitez-vous ? Un rapprochement avec la CFDT ? Avec la FSU ?
Bernard Thibault. La CFDT avait décidé de faire son université d'été sur l'avenir du syndicalisme. Elle invite le secrétaire de la CGT pour en parler. Mais il y a quelques années, la CFDT prétendait incarner à elle seule l'avenir du syndicalisme. Alors c'est plutôt la CFDT qui a changé en la matière. Avec la FSU, la démarche est tout à fait différente. Sur beaucoup de valeurs et d'analyses, de conceptions, nous sommes assez proches. Nous avons décidé de travailler un certain nombre de thèmes en commun. Si on entend par rapprochement une fusion, une absorption, ce n'est pas cela qui est à l'ordre du jour. Mais il y a plus à faire entre nos deux organisations en travaillant ensemble sur des contenus.

Quelles réformes des structures de la CGT proposez-vous ? Est-ce que c'est remettre en cause l'organisation par fédérations ?
Bernard Thibault. Non, pas du tout ! Il n'est pas question de changer l'ossature confédérale de la CGT. Par contre, nous sommes au contact régulier d'un salarié sur quatre seulement. Nous souhaitons que chaque syndicat tienne un congrès d'ici deux ans pour examiner comment élargir son champ de présence et d'intervention. Par exemple, à la centrale de Flamanville, la CGT a fait le choix de devenir un syndicat de site, s'occupant de tous les salariés quel que soit l'employeur, quelle que soit la convention collective dont ils dépendent. À Flamanville, EDF, c'est la moitié du personnel de la centrale. Mais il y a pour la maintenance, le nettoyage, le gardiennage, 20 ou 25 entreprises. Il n'y a pas de modèle à transposer partout, mais nous proposons à chaque syndicat de réfléchir à son périmètre d'intervention.

Pour la première fois, une candidature se déclare contre vous. Y a-t-il une opposition à la CGT et que représente-t-elle ?
Bernard Thibault. Une candidature a été présentée à la presse, pas dans les instances de la CGT. On va présenter le débat dans la CGT comme on présente les débats au sein des partis : il y aurait une majorité et une opposition. En réalité, la CGT est l'organisation syndicale qui a la plus grande diversité d'adhérents en ce qui concerne les convictions religieuses, philosophiques, politiques... Cette diversité est exigeante. Il est souhaitable que les adhérents puissent s'exprimer dans un débat respectueux des individus et des règles de vie communes. Dans une période aussi lourde qu'aujourd'hui, il n'est pas anormal que des points de vue différents s'expriment. Mais les salariés savent de quel côté est la CGT et les adhérents n'ont pas de doute sur la CGT.

Une commission exécutive et un bureau confédéral réduits. Vous resserrez la direction autour de vous ?
Bernard Thibault. C'est le comité confédéral national (CCN) de la CGT (fédérations, unions départementales...) qui proposera la direction au vote des syndicats. C'est la commission exécutive qui verra son rôle politique renforcé, d'où la réduction approuvée du bureau confédéral. C'est exactement l'inverse d'une centralisation. La direction de la CGT doit rester plus que jamais une affaire collective.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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# Gepost op maandag 07 december 2009, 19u40

CGT : Thibault façonne une direction à sa main

CGT : Thibault façonne une direction à sa main
Coup de théâtre. Le secrétaire général de la CGT va renouveler quasiment la totalité des membres du bureau confédéral mais les anciens, qui siégeront à la commission exécutive de 50 membres, conserveront leurs dossiers. Une façon pour Bernard Thibault d'aborder son dernier mandat en position de force.

Le secrétaire général de la CGT est un obstiné. Après avoir semblé revenir un peu en arrière sur ses projets de réorganisation de la direction de la centrale, le voici qui s'apprête à chambouler le bureau confédéral, l'équipe resserrée autour du numéro un gérant au quotidien la stratégie de la confédération. Lors du dernier comité confédéral national avant le congrès, qui s'ouvrira lundi prochain à Nantes pour une semaine, le leader syndical avait annoncé un bureau à 8 et non plus 12. Compte tenu des départs prévus, cela devait conduire à une ou deux arrivées, qui auraient été surveillées de près, dans la perspective d'une succession, puisque même si Bernard Thibault ne l'a pas dit, tout le monde sait qu'il va entamer son dernier mandat.

Mais tout se complique. On savait déjà que les deux numéros 2, Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou, quittaient ses instances décisionnaires. Les départs ne s'arrêtent pas là. Des 12 membres actuels du bureau, il ne va plus en rester que trois : Bernard Thibault, bien sûr, le secrétaire confédéral chargé de la presse, Agnès Naton, et le trésorier et administrateur de la CGT qui gère, à ce titre, le personnel confédéral, Michel Doneddu. Et encore. Ce dernier aurait demandé à partir et ne devrait pas rester plus de deux ans. Il ne sera pas le plus regretté. Il est très contesté, notamment pour sa gestion du personnel -la section CGT réclame à cor et à cri un DRH et menace encore d'une grève -, mais aussi pour certains choix informatiques qui ont fait perdre beaucoup d'argent à l'organisation.

Cinq nouveaux venus devraient faire leur entrée au bureau. Aucun n'a jusqu'à présent vraiment été sous les feux de la rampe : Nadine Prigent, de la Santé, qui fait là un retour, Michèle Chay, de la fédération commerce-services, un des secteurs où la centrale estime avoir une forte marge de progression, Philippe Lattaud, du Val-d'Oise, Agnès Le Bot, de la région Nord-Pas-de-Calais, qui a travaillé sur la sécurité sociale professionnelle, et Mohamed Oussedik, de la fédération du Verre, mais aussi chargé des politiques industrielles. Certains considèrent que ces deux derniers pourraient surprendre, mais on ne peut pas parler de relève, d'autant que les anciens membres du bureau (Daniel Sanchez, Francine Blanche, Maurad Rabhi, notamment) vont conserver leurs dossiers même s'ils ne seront plus au bureau mais seulement à la commission exécutive, organe de 50 membres dont est issue la direction resserrée de la CGT.

Concentrer le pouvoir
L'objectif, justifie le secrétaire général de la CGT, c'est justement de déplacer le lieu de décision du bureau à la commission exécutive. Mais outre son effectif, il faut souligner que la moitié de ses membres seront renouvelés à Nantes, donc auront tout à apprendre,

Cette réforme de la « gouvernance » de la CGT apparaît donc plutôt comme un moyen pour Bernard Thibault de concentrer le pouvoir entre ses mains pour son dernier mandat, où il veut mener des réformes difficiles de structure, et de conserver un rôle clef... C'est aussi un moyen pour lui de ne pas se lier les mains sur le choix de son futur successeur, qui pourra être issu du bureau ou, plus probablement, de la commission exécutive.

L. DE C.

# Gepost op donderdag 03 december 2009, 08u14

Gewijzigd op zondag 06 december 2009, 14u17

Flash info judiciaire

Flash info judiciaire
Syndicat CGT SCA Linselles

Suite à la publication du torchon de FO du mois de décembre 2008 diffamatoire à l'encontre de notre secrétaire Kader CHIGRI et du syndicat CGT SCA Linselles, une procédure judiciaire au tribunal correctionnel de Lille a été entamée par la CGT à l'encontre de FO pour diffamation.

Le jugement de cette procédure vient d'être prononcé le 10 novembre 2009 et le résultat donne satisfaction à la CGT. Force ouvrière vient d'être condamnée pour diffamation à l'encontre de Kader CHIGRI et de la CGT.

Cette condamnation confirme la première sentence de la part des salariés du site de Linselles, lors des élections CE et DP de 2008 qui, malgré les calomnies et la diffamation, avaient reconduit et renforcé leur confiance dans la CGT.

Les propos diffamatoires de FO à l'encontre de notre secrétaire ont toujours été le fait, en général, d'une seule personne qui depuis son éviction de la direction de la CGT n'a cessé de calomnier et de diffamer la CGT et son secrétaire afin de se donner une légitimité auprès des salariés de notre usine.

La justice est souveraine et la condamnation de FO n'est que méritée. Les apprentis sorciers du syndicalisme se croyaient tout permis mais la vérité quoi que certains fassent ou disent fait toujours surface et revient comme un boomerang dans la figure de tous ceux qui l'ont bafouée.

À la CGT, nous avons toujours dit aux salariés de nous juger sur ce qu'on fait et non pas sur ce qui est dit ou raconté par les apprentis sorciers du syndicalisme. Ils s'y sont même mis a deux, FO et la CFTC du site de Linselles pour éviter la condamnation lors du procès, malheureusement le témoignage du délégué CFTC pour soutenir son camarade de FO, a fait « pschitttttt » devant le juge.

Il est vrai, que la tactique et la pratique de ces syndicalistes au rabais n'est pas une nouveauté, la technique rhétorique, à savoir, « que plus le mensonge est gros, plus les gens vont y croire » ne prend plus chez les salariés de SCA Linselles.
La calomnie et la diffamation n'ont pas leur place dans notre usine, FO l'a appris à ses dépens avec une condamnation en diffamation avec tout ce qui en découle comme amende et dommages et intérêts.

Les faussaires de la vérité feraient mieux de réfléchir à deux fois avant de dire des énormités et d'écrire n'importe quoi dans leurs torchons diffamatoires à l'encontre de vrais syndicalistes au service des syndiqués et des salariés qui sont et seront les seuls à donner leur avis sur les actions menées par la CGT dans l'entreprise.

Ce jugement du tribunal correctionnel de Lille à l'encontre de FO c'est, d'une certaine façon, l'histoire de l'arroseur arrosé.

# Gepost op maandag 23 november 2009, 13u29

Gewijzigd op maandag 23 november 2009, 13u53

Contribution du syndicat CGT SCA du site de Linselles dans le Nord

Contribution du syndicat CGT SCA du site de Linselles dans le Nord
Démocratie et renforcement

Démocratie, un mot que certains emploient sans en comprendre le sens, ce sont les mêmes qui, sans états d'âme, rejettent le débat quand le contenu ne va pas dans leur sens. Ils pratiquent souvent la démocratie à géométrie variable dans les instances de la CGT, ce sont les mêmes qui se réclament d'un syndicalisme de classe mais pas de masse.

Ils ont souvent un taux de syndicalisation très faible, car un syndicat avec beaucoup de syndiqués ne se laissera pas priver du débat démocratique par quelques permanents ou détachés dans les syndicats ou d'autres structures.

La démocratie, c'est aussi de respecter des décisions prises à la majorité par les militants et les syndiqués et de les porter, même si on n'a pas été d'accord lors des débats.

La démocratie, c'est aussi une CGT majoritaire en nombre de syndiqués dans les entreprises afin de ne pas fausser les orientations du syndicat sur le lieu du travail. Car un syndicat faible par le nombre de syndiqués dans l'entreprise, ne peut pas prétendre décider à la place de l'ensemble des salariés, d'où l'importance d'une démarche de renforcement par l'adhésion auprès des salariés afin que la démocratie syndicale dans l'entreprise ne soit pas une démocratie au rabais.

Ceux qui depuis des années se revendiquent d'un syndicalisme de classe n'ont jamais rien fait pour obtenir un syndicat de masse afin d'imposer leur vision du syndicalisme et ne pas être bousculés dans une action syndicale forte en gesticulation et faible au niveau de la mobilisation.

Delannoy et d'autres sont un exemple d'un syndicalisme de place et non pas de classe comme ils le prétendent, et encore moins de masse.

Aujourd'hui beaucoup de syndicats dans les entreprises, dans le cadre de leurs luttes au quotidien, ont du mal à trouver une presse pour relayer leurs actions, alors que ceux qui crachent sur la CGT et sa direction, trouvent toute la presse capitaliste nationale ou régionale sans difficulté pour porter haut et fort leurs critiques à l'encontre de la CGT.

N'en déplaise à ces apprentis sorciers du syndicalisme de classe, les syndiqués CGT, dans leur immense majorité, comme nos syndiqués, approuvent et soutiennent les orientations actuelles de la CGT.


La lutte finale et la grève générale ne se décrètent pas d'en haut, c'est dans les entreprises qu'on décide comment mener nos luttes et actions avec nos syndiqués et les salariés. Dans notre entreprise le taux de syndicalisation et de 75 %, soit 252 syndiqués sur un effectif de 318 salariés. C'est ce qu'on appelle un syndicat de masse, de proposition et d'action quand c'est nécessaire.

Bon congrès à tous les mandatés désignés démocratiquement par leur syndicat.


Kader CHIGRI
Secrétaire Général


# Gepost op vrijdag 20 november 2009, 09u05

Gewijzigd op vrijdag 20 november 2009, 12u40

Quand le patronat finance les syndicats

Quand le patronat finance les syndicats
Quatre syndicats ont été perquisitionnés hier dans l'affaire de l'UIMM. Après ce nouveau rebondissement, des syndicalistes expliquent comment le patronat de la métallurgie finance, de façon légale mais importante, les syndicats du secteur

Cela devait arriver. Hier, les fédérations de la métallurgie de FO, de la CFDT, de la CGC et de la CFTC, ainsi que la confédération CFTC, ont été perquisitionnés. L'enquête cherche à déterminer si ces organisations ont perçu de l'argent de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), la branche la plus importante du patronat. Car, depuis le 26 septembre 2007, jour où Le Figaro a révélé que Denis Gautier-Sauvagnac, alors président de l'UIMM, était entendu par la justice pour avoir supervisé des retraits en liquide des caisses de l'UIMM évalués depuis à 16,5 millions d'euros entre 2000 et 2007, la recherche des bénéficiaires est en cours. Sans exclure le financement de partis politiques, les enquêteurs, qui ont déjà perquisitionné début octobre cinq syndicats étudiants, explorent cette fois la piste syndicale, la principale évoquée depuis que Denis Gautier-Sauvagnac a déclaré que cet argent servait à la « fluidification du dialogue social ».
Que peuvent-ils trouver ? Si les versements qui auraient été effectués en espèces ou de façon illégale sont par définition difficiles à débusquer, les enquêteurs devraient trouver trace, dans les pièces comptables, d'autres flux, qui témoignent d'un financement légal des syndicats par le patronat.

Premier type de flux : le « préciput » de la formation. Issu de l'argent collecté au titre de la formation professionnelle, ce prélèvement, reversé par l'UIMM de façon identique à tous les syndicats signataires d'un accord datant de 1994, constitue le versement le plus important puisqu'il serait de l'ordre de 270 000 ¤.

Deuxième type de flux : l'achat de prestations. En 2006, par exemple, la fédération CFTC de la métallurgie a reçu 23 000 ¤ de l'UIMM pour la location d'un stand à un congrès. Un syndicat peut aussi être payé par une entreprise pour l'achat de publicités.

En troisième lieu, les fédérations sont également remboursées pour les frais occasionnés par la négociation de branche. « Quand l'UIMM organise une réunion, chaque syndicat délègue des représentants, ce qui occasionne des frais de transport, d'hébergement et de restauration. Conformément à une note de service de l'UIMM, nous lui envoyons une facture et elle nous rembourse », explique Joseph Crespo, le patron de la fédération métallurgie de la CFTC, qui ajoute : « Mais, chez nous, ça n'excède pas 10 000 ¤ par an. » Dans un communiqué, la CFDT métallurgie évoque, elle, un montant annuel « se situant entre 3 540,81 ¤ et 4 617,77 euros ».
Autre type de financement « organisé » des syndicats : les accords d'exercice du droit syndical, qui organisent le financement par les entreprises des syndicats soit de façon identique pour tous, soit en fonction des résultats électoraux. « De plus, quelques grands groupes, comme Renault, Thales, Safran ou EADS, ont des accords permettant de financer aussi les syndicats au niveau fédéral », précise un dirigeant syndical, qui préfère rester anonyme mais précise : « Dans les budgets des fédérations, les cotisations ne dépassent pas 60 %. D'autres financements sont donc nécessaires, sinon nous ne pourrions pas négocier des droits pour les salariés, comme dans certaines branches où il ne se passe rien. »
Reste à savoir si les sommes perçues correspondent effectivement à ces flux légaux. Et si ces financements, particulièrement développés dans la métallurgie, sont de nature à entretenir l'indépendance des syndicats.

NATHALIE BIRCHEM

# Gepost op donderdag 19 november 2009, 08u20

Légère augmentation du SMIC au 1er janvier prochain

Légère augmentation du SMIC au 1er  janvier prochain
Le SMIC va de nouveau augmenter le 1er janvier en application de la réforme votée fin 2008. La hausse, qui ne sera définitivement fixée que le 15 décembre, sera limitée autour de 0,35 %. Un coup de pouce gouvernemental ne semble pas à l'ordre du jour.

Jusqu'à présent, sauf en cas de trop grand dérapage des prix, le SMIC augmentait tous les 1er juillet. C'est fini. A partir de 2010, le rendez-vous a été ramené au 1er janvier. Concrètement, cela signifie que la hausse sera officialisée dès le 16 décembre, au lendemain de la publication de l'inflation de novembre par l'Insee et de la réunion, obligatoire, de la Commission nationale de la négociation collective, où siègent les partenaires sociaux. C'est à cette date que se tiendra le dernier Conseil des ministres avant les vacances de Noël.

Près d'un an après son adoption, la réforme du SMIC, inscrite dans la loi sur les revenus du travail de décembre 2008, va finir d'entrer en vigueur. Jusqu'à présent, de fait, les négociations salariales de branche et d'entreprise se déroulaient avant que soit connue la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel de croissance. Désormais, les discussions auront lieu en connaissance de cause.

Conséquence immédiate de ce changement : il ne se sera écoulé que six mois entre les deux augmentations légales du SMIC. Un plus pour les salariés concernés, un moins pour les entreprises. Mais l'impact de l'augmentation à venir imposée par le Code du travail sera très limité compte tenu de la faible évolution des deux indicateurs économiques sur lesquels se fonde la formule légale (voir ci-contre) : l'inflation et l'évolution du salaire d'un ménage ouvrier, connue depuis vendredi. Si elle devait intervenir aujourd'hui, la hausse minimale du SMIC se situerait à 0,35 % (4,50 euros brut mensuels pour un temps plein). Un dérapage des prix en novembre paraît très peu probable, et le taux final ne devrait donc pas être très différent. Cette fois-ci, il n'y aura ni problème d'inflation négative ni problème de perte de pouvoir d'achat du salaire ouvrier, qui pourraient laisser planer une incertitude.

Prudence
Quant à la perspective d'un coup de pouce du gouvernement, elle n'est manifestement pas à l'ordre du jour. Le document précisant les « grandes orientations des finances publiques » pour 2010 affirme que « la poursuite de la politique d'allégement du coût du travail(absence de coup de pouce au SMIC) continuera de favoriser le retour à l'emploi des moins qualifiés » (« Les Echos » du 1er octobre).

Le rapport que le groupe d'experts composé des économistes Paul Champsaur, Gilbert Cette, Francis Kramarz, Martine Durand et Etienne Wasmer, doit remettre au gouvernement au plus tard le 30 novembre, ne s'annonce donc pas déterminant, sur ce point en tout cas. D'autant qu'en juin, il avait prôné la prudence et que la situation économique n'a pas assez évolué depuis pour justifier un changement de pied.

La formule légale de la hausse du SMICLa hausse minimale légale du SMIC est égale à l'évolution de l'indice des prix à la consommation (hors tabac) des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, augmentée de la moitié de l'évolution du pouvoir d'acha tdu taux de salaire horaire de base ouvrier (SHBO).

LEÏLA DE COMARMOND

# Gepost op maandag 16 november 2009, 14u28

Bernard Thibault : " Compromis ne veut pas dire compromission "

Bernard Thibault : " Compromis ne veut pas dire compromission "
Candidat à un quatrième mandat, le secrétaire général de la CGT répond aux critiques

A un mois de l'ouverture du 49e congrès de la CGT, le 7 décembre à Nantes, Bernard Thibault expose les grandes lignes de sa stratégie. Candidat à sa propre succession au poste de secrétaire général, il doit faire face, en pleine crise économique, à une CGT qui doute. Certes, la confédération n'est pas menacée par la réforme de la représentativité qui est en train de rebattre les cartes au sein du monde syndical. Mais l'évolution " réformiste " de la CGT, sa stratégie unitaire qui a permis un rapprochement avec la CFDT, la stagnation des effectifs à 650 000 adhérents vont alimenter les débats à Nantes. Certain d'être réélu pour un quatrième mandat, M. Thibault va devoir construire une nouvelle direction, après les départs de ses " numéros deux ", Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou, qui veulent laisser place à la relève.

Un candidat d'opposition - Jean-Paul Delannoy, métallurgiste du Nord - va se présenter contre le secrétaire général sortant. N'est-ce pas le signe que le mécontentement grandit ?

C'est une candidature individuelle, elle n'a pas été présentée suivant les règles statutaires, elle ne sera donc pas prise en compte. Jean-Paul Delannoy veut incarner une autre orientation pour la CGT. Ce débat sera réglé au congrès. Contrairement à lui, je suis persuadé que les salariés n'ont aucun doute sur la CGT, sa démarche, ses analyses et ses revendications. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi nous avons été les seuls à progresser aux dernières élections prud'homales - décembre 2008 - .

Les mots durs à votre égard du leader CGT de Continental, Xavier Mathieu, cet été, ont montré qu'il existait des impatiences, des doutes ...

Si les travailleurs doutaient de la CGT, il n'y aurait pas ce niveau d'attentes et d'exigences à notre égard. Il n'y a pas de divergence d'appréciation entre nous sur les impasses que génère le capitalisme. La question n'est pas de savoir si la CGT est ou n'est pas anticapitaliste : la CGT " combat l'exploitation capitaliste " . C'est dans l'article 1 de nos statuts et ils n'ont pas changé. Ce que veulent les salariés, c'est un syndicat utile pour améliorer leur sort ici et maintenant. Un syndicat composé d'une avant-garde éclairée serait marginalisé par la grande majorité des salariés et donc inefficace.

On vous reproche d'avoir transformé la CGT en un syndicat réformiste. Revendiquez-vous cette évolution ?

La puissance de la CGT doit être mise à profit pour accrocher des avancées sociales, même partielles. C'est cela que les salariés attendent de nous. A la création de la CGT, l'objectif était bien de modifier le rapport de forces entre salariés et employeurs, en forçant à la négociation. Parmi les critiques, nous entendons que la négociation avec le chef de l'Etat et le gouvernement serait par principe impossible. Cela signifie-t-il qu'il faut attendre un changement politique ou de société pour que les négociations soient envisageables ?

Notre objectif est d'être utile en toutes circonstances, sans ignorer que le contexte politique influe évidemment sur la possibilité d'être entendu. Parmi ceux qui critiquent les orientations actuelles de la CGT, certains sont en fait en mal de perspectives politiques et demandent au syndicat de combler ce manque. Quant au réformisme, c'est un débat philosophique vieux comme le syndicalisme. Classer les syndicats, les militants de la CGT est d'abord source de division. Ceux qui font signer une pétition ou qui occupent une entreprise ne se posent pas la question de savoir s'ils sont réformistes ou révolutionnaire : ils travaillent à la mobilisation.

Le " compromis " n'est plus un gros mot à la CGT ?

Compromis ne veut pas dire compromission. Il reflète un rapport de forces à un moment donné. Tout syndicaliste doit être à même d'apprécier, à l'issue d'une négociation, si le résultat améliore ou non la situation des salariés. Xavier Mathieu a signé un compromis dans son entreprise.

Certains de vos opposants craignent que la CGT ne devienne une CFDT bis...

Où serait l'intérêt pour la CGT à copier les méthodes, les objectifs de la CFDT qui, elle, a reculé aux élections prud'homales ? Je remarque aussi qu'un discours très vindicatif, comme celui de Force ouvrière, lorsqu'il n'est pas conforme aux actes, fait perdre en influence. La différence principale avec la CFDT tient au degré de critiques à l'encontre du système capitaliste. La CFDT, au fil des ans, a remisé au second plan son ambition de transformation de la société .Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des choses à faire ensemble comme avec l'ensemble des syndicats.

Vous aviez critiqué le NPA et Olivier Besancenot pour leur ingérence dans le débat sur la stratégie syndicale. D'autres partis, comme le PCF, se permettent aussi des commentaires. Comment réagissez-vous ?

Que des responsables politiques s'intéressent à la stratégie des syndicats, pourquoi pas. La CGT est un objet public qui fait partie de l'identité nationale. Peut-être parce que c'est elle qui donne le la au syndicalisme français. Autre chose est que des partis prétendent dicter ce qui doit être notre ligne de conduite syndicale. Depuis que l'on a eu une rencontre avec le NPA, il y a moins de déclarations de sa part sur ce sujet. Le PCF respecte l'indépendance syndicale dans le dialogue nécessaire entre syndicats et partis politiques.

Avec un peu plus de 650 000 adhérents, vous êtes loin du million, objectif fixé voici deux congrès. N'est-ce pas un échec ?C'est un échec. On atteindra peut-être les 45 000 adhésions pour cette année lors du congrès. Mais ce rythme n'est pas à la hauteur de nos ambitions. Pour améliorer leurs conditions, les salariés doivent être organisés, il n'y a pas d'alternative. La question des libertés syndicales reste récurrente : le patronat ne veut pas que le syndicalisme se développe dans les entreprises. La CGT a aussi une responsabilité. Nous sommes implantés dans les secteurs où l'emploi recule et absents des secteurs où l'emploi se développe. J'espère que ce constat occupera une place centrale au congrès pour faire évoluer nos structures.

Les suicides sur le lieu de travail se sont multipliés. N'est-ce pas un constat d'échec pour le syndicalisme ?On ne peut pas tout mettre sur le dos du syndicalisme. La longue dégradation des conditions au travail est d'abord la conséquence d'une course à la productivité et d'une dévalorisation du travail et des travailleurs. Mais il faut probablement mieux articuler revendications collectives et prise en charge des situations individuelles.
Pourquoi refusez vous de participer au débat sur l'emprunt ?
On va faire payer aux contribuables le fait que les entreprises ont accumulé un retard d'investissement parce qu'elles ont privilégié leurs actionnaires . Il faut savoir ne pas perdre son temps . En plus, Nicolas Sarkozy a déjà tout décidé.

Propos recueillis par Rémi Barroux

# Gepost op woensdag 11 november 2009, 16u21

Gewijzigd op woensdag 11 november 2009, 18u44

Lorraine: NOVACARE placé en redressement judiciaire

Lorraine: NOVACARE placé en redressement judiciaire
Le tribunal de commerce d'Épinal a placé la société Novacare, à Laval-sur-Vologne (Vosges), en redressement judiciaire à la suite de sa déclaration de cessation de paiement.

L'entreprise, spécialisée dans la production de changes bébé et de culottes vendues sous marques de distributeurs, fait état d'une importante dégradation de ses conditions financières et commerciales.<< Nous avons enregistré une perte de 20 % de notre chiffre d'affaires, qui s'établissait à 84 millions d'euros l'an dernier>>, déclare un porte-parole de Novacare.

L'entreprise Novacare et le nouveau nom des papeteries Mougeot depuis mai 2004, qui emploie 148 salariés à fin septembre 2009, la société disposerait d'une capacité de production à 700 millions d'unités par an en changes bébé et a vendu son activité Tissue à Carteria en septembre 2008.

Depuis 2006, l'entreprise est contrôlée par le fonds d'investissement Mattlin Patterson.

L'entreprise avait réalisé en 2006 un chiffre d'affaires de 125,4 millions d'euros, mais une perte nette de 13,8 millions d'euros. En 2008 il était de 84 millions d'euros et serait sur une tendance de 67 millions ¤ en 2009.

Le dépôt de bilan a été prononcé par le tribunal de commerce d'Épinal, en date du 27 octobre 2009 mais a accordé une possibilité d'un redressement judiciaire pour un délai de six mois.

# Gepost op maandag 09 november 2009, 08u11

Gewijzigd op maandag 09 november 2009, 11u57

Communiqué du Comité Confédéral National

Communiqué du Comité Confédéral National
mardi 3 novembre 2009
La commission des candidatures a présenté au Comité Confédéral National du 3 novembre 2009 la liste de 54 noms en vue de constituer la prochaine direction confédérale.
Cette liste qui peut encore faire l'objet de quelques ajustements, sera soumise au vote du Ccn durant le Congrès afin d'être présentée au vote des syndicats lors du 49e Congrès à Nantes.
C'est à partir des 103 candidatures mises à disposition par les organisations et validées par le Ccn du 25 aout et des critères de parité femmes/hommes, rajeunissement, renouvellement, diversités... que la commission des candidatures a travaillé. Cette liste est composée de 27 femmes et 27 hommes. 26 salariés viennent du privé et 28 du public. La moyenne d'âge est de 44 ans et demi et 26 % de ces candidats ont moins de 40 ans, 27 sont nouveaux.
Les membres du Ccn ont débattu sur ces propositions qui ont fait l'objet d'un large accord. Des organisations ont néanmoins souhaité que les choix opérés sur les candidatures qu'elles présentaient et non retenues, leur soient explicités.
Bernard Thibault a été chargé de travailler à la construction du prochain bureau confédéral qui pourrait être réduit à 8 membres à parité, en intégrant dans celui-ci les 2 membres de la commission exécutive chargés hebdomadairement de la permanence confédérale.
Il a par ailleurs proposé qu'un bilan d'étape portant sur le fonctionnement des instances de la direction confédérale soit à mi mandat. Ce qui a été acté par le Ccn.
Montreuil, le 3 novembre 2009

# Gepost op donderdag 05 november 2009, 17u51

La CGT relance la bataille de la retraite et de la pénibilité

Rassemblement hier à La Plaine-Saint-Denis de 2 000 salariés du bâtiment pour le droit au départ anticipé pour travaux pénibles. Bernard Thibault met en garde contre le risque de laisser noyer le sujet dans le «rendez-vous» de 2010.

Alors que les suicides à France Télécom défraient la chronique, un autre drame, quasi invisible dans les médias, illustre l'état des conditions de travail en France. «Dans le BTP, entre 1997 et 2007, 1 828 salariés ont perdu la vie sur les chantiers. Soit en moyenne 182 morts par an. Chaque jour travaillé, un salarié perd sa vie en essayant de la gagner », rappelait hier Éric Aubin, secrétaire de la fédération CGT du secteur, lors d'un meeting qui a rassemblé 2 000 personnes à La Plaine-Saint-Denis. Au-delà des morts, le BTP se distingue en affichant un taux de fréquence et un indice de gravité des accidents du travail deux fois plus élevés que la moyenne de l'ensemble des branches.
L'avertissement de Bernard Thibault
Rien d'étonnant, dès lors, si les travailleurs du bâtiment sont, de longue date, à la pointe du combat pour le droit à la retraite anticipée pour travaux pénibles. Un nouveau droit qui, en attendant une amélioration sensible des conditions de travail, apporterait «réparation» à l'ensemble des ouvriers usés prématurément par le labeur, dont l'espérance de vie est inférieure en moyenne de six ans à celle des cadres. À l'heure où la crise frappe sévèrement le BTP, les fédérations patronales annonçant des dizaines de milliers de suppressions d'emplois du fait de la baisse de la construction de logements, cette mesure de justice permettrait en outre à la branche de traverser l'épreuve en évitant de licencier. Et, ajoute Éric Aubin, en modifiant l'image de la profession, si mauvaise qu'un jeune sur deux formés aux métiers du BTP la quitte deux ans après y être entré.
Si la CGT a décidé de relancer la bataille, un an après l'échec, provoqué par le Medef, des négociations interprofessionnelles syndicats-patronat, c'est qu'elle redoute qu'il fasse à nouveau l'objet d'une entourloupe. Nicolas Sarkozy a annoncé un «rendez-vous » en 2010 sur la retraite où « tout » serait mis sur la table, durée de cotisation, âge légal de départ et pénibilité. Le patronat risque de mettre à profit ce «rendez-vous » pour « noyer le sujet dans la problématique générale de la retraite », en faire « une monnaie d'échange », avertit Bernard Thibault, qui participait au meeting d'hier. Le Medef chercherait à « s'exonérer de sa responsabilité » en « faisant jouer la solidarité entre salariés » pour financer un dispositif sur la pénibilité. La CGT réclame donc que la question soit « traitée avant le rendez-vous 2010».

Yves Housson

# Gepost op donderdag 29 oktober 2009, 15u25

Gewijzigd op vrijdag 30 oktober 2009, 09u48